Les analystes de eMarketer ont confirmé la tendance à la hausse des ventes en e-Commerce. En effet, les recettes issues de celles-ci sont passées de 304 millions de dollars en 2014 à 347 millions de dollars en 2015, soit une augmentation de près de 15% en seulement un an. Et si on se base sur les prédictions formulées par les marketeurs, on peut estimer le marché à 492 millions de dollars en 2018. Mais qui sont les moteurs de cette croissance ?

On sait aujourd’hui que 68% des shoppers sont omnicanal, et que 85% d’entre eux exploitent au minimum 3 canaux durant l’acte d’achat. Mieux encore, on sait que 9 consommateurs sur 10 pratiquent le webrooming, quand ils ne sont que 6 sur 10 à recourir au showrooming. Parmi les individus qui se renseignent online avant de finaliser leur achat in-store, la moitié le fait pour éviter les frais de livraison, toucher/voir les produits ou pour consulter les stocks. Selon Forrester, cette pratique devrait générer pas moins de 1,8 milliards de dollars en 2017 contre 370 millions pour le e-Commerce.

Les produits durables sont les plus soumis au Showrooming

La pratique du Showrooming est particulièrement présente lors de l’achat de biens électroniques et de produits de luxe. En effet, ce type d’achats –plus onéreux- nécessite un conseil qui sera prodigué en magasin, mais fait aussi l’objet de fluctuations de prix indéniables d’un retailer à un autre.

Les autres produits « durables » (jouets, articles de sport, vêtements, fournitures ou encore la cosmétique), constituent quant à eux le principal axe de développement de l’expérience omnicanal pour les marques et enseignes. Leur fréquence d’achat est plus réduite que celle des biens de consommation, mais le shopper a besoin de les voir/toucher. À ce titre, ils requièrent une continuité entre on et offline, une expérience indistincte selon les canaux choisis par le consommateur.

Les dispositifs web-to-store pour lutter contre le showrooming

Le Click & Collect est une option encore peu proposée aux U.S et pourtant efficace pour lutter contre le showrooming. En effet, ce dispositif permet, outre la suppression des frais de livraison, de garder le consommateur en point de vente et ainsi l’encourager à poursuivre ses achats. « Le bénéfice est double, souligne Thomas Le Guyader, CEO de Smart Traffik : d’une part, on évite que le consommateur se tourne vers des concurrents, et d’autre part, le vendeur peut reprendre sa place de conseiller et enclencher les mécanismes de cross-sell. »

La Génération Y dope les ventes du retail

L’avenir du commerce omnicanal est entre les mains des Digital Natives, ou Génération Y, qui devrait représenter, d’ici à 2020, pas moins de 30% du total des ventes du retail. Une attention particulière est portée aux canaux mobiles, dont 85% de la Génération Y est équipée contre 71% des Américains tous âges confondus. L’objectif réside dans la faculté des marques et enseignes à répondre aux besoins exprimés par cette population, à savoir –en outre- une interactivité exacerbée, mais aussi une expérience d’achat personnalisée du web au magasin et inversement. Cela passe, entre autres, par des investissements en collecte et analyse de la data, lesquelles permettront de toucher du bout du doigt l’analyse prédictive des comportements de cette génération connectée.

// Source : White-Paper, A new experience of the retail world by Smart Traffik, octobre 2016.